On peut exercer son autorité en conservant son calme et en évitant les mots blessants
Connaissez-vous le CTSC ? C’est le coût total des sales cons, une donnée établie par Robert Sutton, professeur de management à Stanford et auteur d’un best-seller dans l’air du temps, «Objectif zéro-sale-con». Non contents de pourrir la vie de leurs collaborateurs, ces odieux personnages nuisent en effet à la performance de leur entreprise. D’où l’intérêt de mettre un peu d’huile dans les rouages. Et aussi, pourquoi pas, un peu de gentillesse. Elle n’empêche pas la réussite, comme le montre notre dossier de couverture (page 82). Car que signifie, au fond, «être gentil»? Tout simplement faire attention à ceux avec qui on travaille, se mettre à l’écoute, se montrer prévenant. Ce qui n’exclut pas, bien sûr, d’exercer son autorité : gentillesse ne veut pas dire faiblesse. Même dans des situations délicates – licencier un collaborateur, refuser une augmentation, arbitrer un conflit, mettre la pression – on peut éviter les mots qui blessent et garder son calme. Essayez, vous constaterez que cette attitude est contagieuse au sein d’une équipe. Michel Drucker, l’exemple type du «patron gentil» (il dirige une société de production de 20 personnes), en témoigne (page 94). Mais, en attendant d’appliquer ces bonnes résolutions à la rentrée, détendez-vous un peu : remuez-vous les méninges avec nos jeux de l’été (page 22). Certains exercices, fondés sur la perception visuelle, vous étonneront et vous apprendront – là encore – à appréhender les choses autrement. Rendez-vous le 21 août pour le numéro de septembre. Bonnes vacances!
Anne Gillet, rédactrice en chef
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