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Pas de panne en vue pour les distributeurs d'électroménager

Entre 17 500 et 21 000 cadres devraient intégrer le secteur du commerce en 2005, selon les prévisions de l'Apec. Signe que ce secteur reste dynamique malgré un fléchissement de la consommation des ménages. Ce qui se vérifie particulièrement dans les enseignes d'électroménager, portées par le boom des produits numériques, dont Darty.
Trois questions à François Robichez, DRH de Darty France.
 
  La lettre Carrière : Dans quel état de santé se trouve Darty ?
François Robichez : Le dernier exercice s'est achevé sur un chiffre d'affaires de 2,264 milliards d'euros (en hausse de 5,7%) et un résultat d'exploitation de 173,7 millions d'euros (en croissance de 7,5%). Il faut dire que le marché est boosté par le boom des produits numériques, tels les écrans plats, les lecteurs MP3, les lecteurs de DVD ou les appareils photo numériques.
Darty compte aujourd'hui 204 magasins, et en ouvre entre quatre et six chaque année. Et notre développement au-delà des frontières est en route : outre les deux magasins que nous possédons déjà au Luxembourg, nous allons en implanter cette année en Italie et en Suisse.
Depuis juillet 2003, nous appartenons au groupe Kesa Electricals, une entité créée par la scission du groupe Kingfisher. Kesa Electricals regroupe des enseignes spécialisées dans l'électrodomestique et l'ameublement. Les magasins But notamment.
    La lettre Carrière : Comment évoluent les ressources humaines du groupe ?
François Robichez : Le groupe compte 10 500 salariés, dont 600 cadres et 750 agents de maîtrise. L'effectif est réparti entre trois filières. D'abord, les métiers de service (40%) : livraison à domicile, service après-vente, etc. Ensuite, les métiers de vente en magasin (33%). Et, enfin, ceux du support (27% de l'effectif) : communication, finance, marketing...
Nous recruterons cette année 35 cadres et une cinquantaine d'agents de maîtrise dans ces trois filières. Il s'agira de chefs de groupe service après-vente, de directeurs de magasin, de chefs des ventes, de chefs de produit, d'assistants chefs de produits et d'acheteurs.
    La lettre Carrière : Quel salaire et perspectives de carrière offrez-vous aux nouveaux venus ?
François Robichez : Un jeune diplômé d'une école de commerce touchera entre 25 000 et 35 000 euros annuels pour un poste de chef des ventes. Et le salaire de tous les opérationnels comprend une part variable qui peut représenter jusqu'à 30% du salaire.
La notion de mobilité est présente dès les débuts de l'embauche. Ainsi, avant d'accéder au statut de chef des ventes, un jeune diplômé passe par le stade "chef des ventes stagiaire" : pendant trois à six mois, il occupe différents postes en magasin (magasinier, caissier, vendeur). Ensuite, seulement, il obtient son poste définitif. Il devient alors responsable de tous les vendeurs en magasin. Il reste en général deux ans à ce poste, en changeant si possible de magasin au moins une fois, avant de devenir directeur de magasin et de pouvoir continuer à évoluer. Ces différentes étapes garantiront par la suite une bonne évolution de carrière.

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