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Edition :
pages blanches pour l'emploi
84% des employeurs du secteur édition/imprimerie/reproduction
jouent la prudence en pronostiquant une stabilité. 7%
envisagent d'accroître leurs effectifs cadres en 2005
(panel entreprises de l'Apec). Parmi eux, la société
Editis. |
Trois questions à Pierre Dutilleul,
directeur des ressources humaines d'Editis.
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La lettre Carrière : Comment
se porte votre société ? Et comment envisagez-vous
l'avenir après les cessions successives de votre
pôle, par Vivendi à Lagardère fin
2002, puis par Lagardère à Wendel Investissement
en octobre 2004 ?
Pierre Dutilleul : Editis se porte bien, nous sommes
toujours numéro 2 en France, derrière Hachette.
Nous avons réalisé un chiffre d'affaires
de 717 millions d'euros, en augmentation de 3% par rapport
à 2003. Et nous pensons faire mieux cette année
(peut-être une hausse de 5%). La littérature
générale (Plon, Perrin, Robert Laffont,
La Découverte, les Presses Solar Belfond, Les Presses
Renaissance, Univers Poche, etc.) et le secteur éducation
et ouvrages de référence (Nathan, Bordas,
Syros, dictionnaires Le Robert) devraient rester stables.
En revanche, la vente de livres scolaires décollera
avec les réformes de l'Education nationale. Enfin,
Wendel Investissement a prévu 300 millions d'euros
d'investissement sur les trois prochaines années.
Nous devrions donc nous développer encore, par
croissance interne, par acquisition et sans doute à
l'international. |
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La lettre Carrière
: Les embauches suivront-elles ce rythme de croissance ?
Pierre Dutilleul : Nous employons 2 200 personnes,
dont environ 500 cadres dans notre branche diffusion/distribution.
Comme nous l'avons déjà fait en 2004,
nous allons étoffer cette année nos équipes
de commerciaux d'une quinzaine de personnes, ayant de
préférence une première expérience
dans la diffusion du livre. Dans les secteurs éducation/référence
et littérature générale (respectivement
700 et 400 salariés, dont 80% de cadres), nous
créons 21 postes de cadres. Mais sachez que nous
donnons leur chance à nos anciens stagiaires, issus
de DESS spécialisés ou de masters édition
(proposés dans les écoles de commerce),
et que nous recevons beaucoup de candidatures spontanées. |
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La lettre Carrière
: Quels profils privilégiez-vous ? Et quel
salaire d'embauche offrez-vous ?
Pierre Dutilleul : Pour les manuels scolaires,
il nous faut des universitaires scientifiques, littéraires
ou des jeunes diplômés d'école qui
connaissent la matière traitée. Pour la
littérature, nous demandons une forte sensibilité
aux essais, romans et documents.
Muni d'une bonne culture générale, capable
de travailler en équipe, et avec la réalisation,
doué d'un solide sens relationnel (pour discuter
avec les auteurs), un amoureux du livre démarrera
comme assistant d'édition et gagnera 28 000
euros annuels dans la littérature, 28 600
euros annuels dans le secteur éducation/référence.
Il pourra ensuite devenir éditeur, puis responsable
d'édition, à la tête d'une collection
ou d'une série de collections. Mais attention,
l'époque des rêveurs de Saint-Germain-des-Prés
est révolue. Nous avons une culture du compte d'exploitation
très forte. Chaque éditeur est responsable
de son budget. Quant aux commerciaux déjà
expérimentés, ils obtiendront de 36 000
à 38 000 euros par an. |
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