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La
pharmacie tient la forme
17% des industriels du médicament envisagent d'augmenter
leur effectif cadres en 2005, selon le récent panel entreprises
de l'Apec. Et 79% estiment qu'il devrait demeurer stable. Illustration
avec Bristol-Myers Squibb France. |
Trois questions à Marie Gautier Loisel,
directeur des ressources humaines chargé du recrutement
et de la mobilité interne chez Bristol-Myers Squibb France.
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La lettre Carrière : Comment
se porte votre entreprise ? Quelles sont vos perspectives
de développement sur le marché français ?
Marie Gautier Loisel : Bristol-Myers Squibb France,
filiale du groupe pharmaceutique américain, a augmenté
ses ventes d'environ 6% entre 2003 et 2004, atteignant
le chiffre de 1,3 milliard d'euros. La France représente
30% des ventes européennes et 8% des ventes mondiales.
Nous devrions connaître une pause cette année...
Le secteur de la santé reste très porteur,
mais nous explorons pour l'instant dix domaines thérapeutiques
majeurs : l'oncologie, le métabolisme, les
traitements du sida, ceux de la maladie d'Alzheimer, l'obésité,
l'hépatite, les thromboses, les psychoses, la polyarthrite
rhumatoïde et la facilitation des transplantations
d'organes. Il faut savoir que la recherche peut prendre
jusqu'à quinze ans avant d'aboutir à une
mise sur le marché.
Aujourd'hui, 45% de notre chiffre d'affaires proviennent
des traitements des maladies cardio-vasculaires, le reste
étant réalisé avec les traitements
contre la douleur, l'oncologie, la cancérologie
et la virologie. |
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La lettre Carrière
: Rencontrez-vous des difficultés de recrutement,
comme c'est souvent le cas dans votre profession ?
Marie Gautier Loisel : En France, nous employons
3 200 personnes, en plus des 160 collaborateurs européens
basés à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine).
Parmi elles, on dénombre 1 100 cadres et 810
visiteurs médicaux. Pour soutenir nos ambitions,
nous avons recruté 100 nouveaux collaborateurs
en 2004, dont les trois quarts sont ingénieurs
ou cadres, la plupart avec une première expérience.
Et nous devrions faire de même en 2005. Vous évoquez
les difficultés d'embauche... On peut même
parler de pénurie pour la catégorie des
médecins ! Or il nous en faut une douzaine
par an, pour la recherche clinique, les partenariats avec
les hôpitaux et le marketing. Nous cherchons également
des pharmaciens, indispensables pour suivre les affaires
réglementaires et pour superviser la production
dans nos quatre usines.
Nous intégrons une quinzaine de délégués
médicaux chaque année, que nous formons
pendant cinq ou six semaines. Nous aurons aussi recruté
une dizaine d'ingénieurs supplémentaires
en 2005, pour assurer la fabrication de médicaments
sur les nouvelles lignes de production (notamment sur
les sites agenais). Ils dirigeront les équipes
de nuit et de VSD (vendredi-samedi-dimanche), que nous
renforçons. |
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La lettre Carrière
: Quel est le niveau des salaires d'embauche ? Et
quelles possibilités d'évolution offrez-vous ?
Marie Gautier Loisel : Un délégué
médical débute avec un salaire fixe d'environ
21 000 euros annuels. Un jeune diplômé,
un chef de produit par exemple, gagnera environ 35 000
euros annuels. Auxquels il faut ajouter des primes d'intéressement
et de participation généreuses : elles
représentent en moyenne l'équivalent, en
net, de 15% du salaire annuel brut. Quant aux perspectives
de carrière, elles sont très fortes. Sur
les 200 postes que nous avons proposés l'an passé,
la moitié a été pourvue par mobilité
interne. Nous favorisons aussi les passerelles entre pays
européens, sur des fonctions concernant le marketing
ou la supply chain. |
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