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Ingénieurs
et experts techniques appelés en renfort
Les sociétés spécialisées dans l'expertise
technique retrouvent leur vitalité. Selon le panel Entreprises
de l'Apec, 28% ont augmenté leur effectif en 2004, avec
35 cadres recrutés pour 1000. Exemple avec le groupe
de conseil et d'ingénierie Alten. 21/01/05. |
Trois questions à Anne Granger, directrice
des ressources humaines et de la communication du groupe Alten.
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La lettre Carrière : Comment
se porte votre entreprise ? Quelles sont vos perspectives
de développement ?
Anne Granger : Après deux années
difficiles, notre chiffre d'affaires a augmenté
en 2004 de plus de 18% (nous avions réalisé
293 millions d'euros en 2003). Et nous comptons faire
aussi bien en 2005.
Notre métier consiste à mettre à
la disposition de nos clients, pendant plusieurs mois,
des équipes d'ingénieurs et d'experts. Directement
intégrées à leurs laboratoires ou
bureaux d'études, elles travaillent sur des projets
à haute valeur ajoutée, dans les secteurs
des transports, des télécoms, de la défense
et de l'électronique. Ces dernières années,
la durée moyenne des projets de nos clients avait
tendance à diminuer, passant de 6 à 3 mois.
Aujourd'hui, ces projets sont plus nombreux et durent
plus longtemps.
Nous sommes implantés dans plusieurs régions
en France, et dans six pays en Europe (Royaume-Uni, Allemagne,
Belgique, Pays-Bas, Italie, Espagne). Nous sommes présents
dans plusieurs secteurs d'activité : transports
(automobile, chemin de fer), télécoms, banque
et assurance. Et nous souhaitons nous développer
dans le secteur du nucléaire cette année. |
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La lettre Carrière
: Recrutez-vous beaucoup ? Et quels profils ?
Anne Granger : Alten comptait 5 000 salariés
fin 2004 (800 de plus que l'année précédente),
dont 3 800 en France. Cette année, nous pensons
dépasser les 1 500 embauches, dont 80% en France.
Les trois quarts de nos recrutements sont directement
liés aux projets en cours ou à venir. Nous
ouvrons pour cela nos portes aux candidats ayant de un
à quatre ans d'expérience. Mais il nous
faut souvent renouveler nos équipes, sans affection
précise. Nous nous adressons alors à des
jeunes diplômés d'écoles renommées
(Supélec, Centrale, l'Ensta, Sup Aéro ou
Sup Télécoms).
Enfin, nous avons aussi besoin de quelques commerciaux,
à bac + 5, pour négocier de nouveaux contrats.
Des postes où il faut savoir être souple
et résister au stress. |
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La lettre Carrière
: Quels sont vos arguments pour attirer tous ces spécialistes
? Quels salaires pratiquez-vous ?
Anne Granger : En cinq ans, ils vont mener de trois
à six projets différents, d'abord comme
ingénieurs d'études, puis en tant que consultants.
Après deux ans, ceux qui ont des qualités
de meneurs deviendront chefs de projet, les autres construiront
une expertise technique, passant d'un secteur à
l'autre. Ils élargiront ainsi le champ de leurs
responsabilités sans avoir à franchir d'étapes
obligatoires. Et le temps d'attente entre deux missions
est bref. Ils bâtissent ainsi un CV plus riche que
s'ils occupaient un poste fixe. C'est un tremplin pour
leur carrière. Quant aux salaires d'embauche, ils
varient de 27 500 à 32 000 euros bruts annuels. |
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