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Reprise
confirmée dans l'informatique
Avec 4% de croissance et 5 000 postes créés, 2004
a été l'année de la reprise pour le secteur
des logiciels et services informatiques. Et pas de bug à
l'horizon en 2005 : le syndicat professionnel du secteur (le
Syntec) prévoit pour cette année une hausse de
l'activité comprise entre 4 et 6%. Illustration de cette
tendance avec la SSII Steria. 7/01/05. |
Trois questions à Catherine Franc,
directrice du développement des ressources humaines du
groupe Steria.
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La lettre Carrière : La
SSII Steria profite-t-elle de l'embellie du secteur informatique
?
Catherine Franc : Notre chiffre d'affaires 2004
sera légèrement supérieur à
celui de 2003. Nous avions alors atteint 970 millions
d'euros, et notre marge opérationnelle était
de 3,9%. Nous sommes aujourd'hui la troisième société
de services et d'ingénierie informatique en France,
derrière Cap Gemini et Atos Origin, et la neuvième
en Europe. Nous venons d'ailleurs de racheter une importante
société de conseil et d'intégration
allemande (Mummert Consulting), forte d'un millier de
salariés.
Nous sommes présents dans dix pays européens
et deux asiatiques. En tout, nous employons 9 000 personnes
dans le monde, dont 4 300 en France (à Paris, Lille,
Strasbourg, Toulouse, Bordeaux, Rennes, Aix-Marseille
et Sophia-Antipolis). |
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La lettre Carrière
: Comment cela se traduit-il en termes d'emploi ?
Catherine Franc : Cette année, 1 500 embauches
sont programmées au niveau européen, dont
700 à 800 cadres en France pour nos trois métiers
(conseil, intégration de système et infogérance).
Nous intégrerons environ 400 débutants (moins
de 2 ans d'expérience) issus de grandes écoles
d'ingénieurs, d'informatique ou des "meilleures
universités". Le reste concerne des experts,
qui peuvent avoir jusqu'à dix années d'expérience,
pour des postes de directeurs de projet.
Pour le conseil, nous recherchons des consultants juniors,
seniors ou experts, spécialisés dans les
domaines de la banque, de l'énergie ou de la sécurité.
Pour l'intégration de systèmes, nous sommes
en quête d'ingénieurs études et développement
débutants, et d'ingénieurs concepteurs et
de directeurs de projet expérimentés. Pour
l'infogérance, nous embauchons des analystes, des
ingénieurs systèmes juniors, des ingénieurs
production, des administrateurs de bases de données
et des ingénieurs stockages plus expérimentés.
Enfin, dans nos trois métiers, nous recrutons des
ingénieurs d'affaires. |
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La lettre Carrière
: Quels salaires et perspectives de carrière
offrez-vous aux nouvelles recrues ?
Catherine Franc : Le salaires d'embauche des jeunes
ingénieurs techniques va de 29 400 à 32
900 euros annuels. Les ingénieurs d'affaires juniors
touchent en plus un variable, qui peut représenter
25% du salaire de base.
Après deux ou trois années dans l'entreprise,
les jeunes peuvent se voir offrir des postes d'encadrement
(5 personnes sous leur responsabilité). Certains
managers trentenaires encadrent jusqu'à 200 personnes.
Pour repérer ces futurs chefs, nous disposons,
outre l'entretien d'évaluation classique, d'un
outil appelé "le Cedre", qui nous permet
d'apprécier le potentiel de chaque personne dans
le groupe. En croisant les souhaits de la personne et
l'évaluation faite par son manager, nous arrivons
à lui tracer un parcours d'évolution sur
trois ou cinq ans. |
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