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« L'efficacité
d'une candidature spontanée dépend du
travail d'enquête fait au préalable.
Le candidat doit se demander quelles sont les entreprises
et les secteurs d'activité les plus porteurs
dans la conjoncture actuelle, et quels types de profil
ils recherchent. Pour les cibler, il peut questionner
ses relations et son entourage ou se renseigner dans
la presse économique.
La lettre aura alors de bonnes chances de retenir l'attention,
pour une raison simple : elle ne sera pas noyée
parmi des centaines de réponses à une
offre d'emploi. On estime qu'environ 5 à 10%
des démarches d'approche directe débouchent
sur un rendez-vous, contre 3 à 4% des réponses
à une annonce. Elle suscitera d'autant plus d'intérêt
qu'elle correspondra exactement à un besoin,
voire qu'elle le révèlera. Nombre d'entreprises
vivent dans une telle urgence que leurs dirigeants attendent
le dernier moment pour recruter, ou n'ont pas le temps
de revoir leur organisation. L'argumentaire de la lettre
commencera par cette analyse, puis mettra en avant les
compétences pour le poste souhaité. La
période n'est pas favorable aux réorientations
de carrière, les entreprises privilégient
l'employabilité immédiate. Pour cette
raison, il est préférable de ne pas joindre
de suite un CV, qui risque de montrer un parcours ne
correspondant pas exactement à la fonction visée,
et affaiblirait la lettre. Cette candidature doit être
adressée au responsable de service directement
concerné, et non au DRH, qui n'est pas toujours
le premier informé des postes à pourvoir.
Sa longueur ne dépassera pas une page dactylographiée.
Le candidat peut aussi conclure sa lettre en proposant
de rappeler dans les jours suivants. »
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