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«Aujourd'hui, 90% des entreprises de plus de
500 salariés ont mis en place un plan d'épargne
entreprise (PEE). Et le phénomène se développe
à grande vitesse dans les petites sociétés.
Il s'agit d'une enveloppe placée sur des actions
ou des obligations, bloquée pendant cinq ans,
avec possibilité de l'ouvrir sous certaines conditions
(achat d'une maison, mariage, décès...).
Son avantage est de pouvoir être alimentée
par des sources différentes... A partir de l'intéressement,
par exemple, mais aussi par les versements volontaires
du salarié, qui se constitue ainsi aisément
des économies. Mieux, l'entreprise peut ensuite
mettre la main au portefeuille : cette participation,
qui n'est pas systématique, est appelée
l'abondement.
Cadeau appréciable pour l'employé, l'abondement
est aussi attrayant pour la société. Car,
contrairement à une augmentation de salaire,
soumise à lensemble des charges sociales,
il n'est concerné que par la CSG et la CRDS.
Toutefois, pour limiter les abus, il est plafonné
en plusieurs points. Pour commencer, il ne doit pas
être plus de trois fois supérieur à
la mise du salarié ; laquelle est limitée
à 25% du salaire annuel brut. Ensuite, il ne
doit pas dépasser 2 300 euros par an
(3 450 euros si ces sommes sont investies dans
des titres de l'entreprise ou sur un fond commun de
placement qui comporte des titres de l'entreprise).
Il faut savoir que l'entreprise peut faire varier le
montant de l'abondement en fonction de l'ancienneté
et des catégories professionnelles de ses employés.
La seule condition : ne pas favoriser clairement
les hauts salaires. Et la loi prévoit que l'abondement
n'est pas un complément de rémunération.
Il ne peut pas, par exemple, venir en remplacement d'une
prime qui aurait été versée il
y a moins d'un an.
Autre avantage du PEE : les droits d'entrée.
Parfois très élevés pour certains
contrats d'épargne ou d'assurance vie, ils sont
ici souvent nuls, et ne dépassent jamais les
3%... et encore, même dans ce cas, ils peuvent
être pris en charge par l'employeur.
Dernier atout : sa fiscalité. A l'issue des cinq
années, les gains du salarié ne sont taxés
qu'à hauteur de 11% (CSG, CRDS et prélèvement
social) et sont exonérés d'impôt
sur le revenu.
Précisons pour terminer que, lorsque l'employé
quitte l'entreprise, il ne peut en principe plus verser
d'argent sur son PEE. Sauf s'il s'agit d'un départ
à la retraite ou préretraite. Dans tous
les cas, n'étant plus salarié de l'entreprise,
il ne bénéficie plus de l'abondement.»
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