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«Rassurez-vous : vous n'êtes pas
le seul à avoir ce souci. Je constate aujourd'hui
une recrudescence de problèmes de comportement :
non-respect des horaires, tenues non correctes, refus
d'obéissance, etc. Et les chefs d'entreprise
attendent de leurs responsables de service qu'ils fassent
respecter ces règles de vie en commun.
Pour réagir, vous disposez de toute une gamme
de sanctions graduées. Commencez, bien sûr,
par rappeler au moins une fois verbalement la norme
à respecter.
Le véritable premier degré de sanction
prend la forme d'une lettre, qui emploie ou non le terme
d'"avertissement", mais qui doit préciser
le reproche (par exemple, "Je vous rappelle que
le reporting doit systématiquement partir le
28 de chaque mois"). En général,
c'est le responsable hiérarchique qui se charge
de cette tâche.
Si le fautif continue, il vaut mieux passer la main
à la direction des ressources humaines. En effet,
les autres sanctions impliquent des règles de
procédures très strictes. Elles consitent
en premier lieu à envoyer par recommandé
(ou à remettre contre décharge) un avertissement
à l'intéressé. Mais ce courrier
doit être précédé d'un entretien
où le manager explique ses récriminations
et écoute les arguments de son collaborateur.
Parfois, les RH peuvent aller jusqu'à la mise
à pied disciplinaire. Là encore, elle
doit être signifiée par courrier après
entretien préalable. Le salarié restera
de trois à cinq jours chez lui sans être
payé.
S'il arrive que l'employeur sanctionne juste pour marquer
le coup, les deux avertissements sont généralement
suivis d'un licenciement ! Un licenciement "classique",
voire pour faute grave ou faute lourde. Ce dernier cas
implique une intention de nuire de la part de l'intéressé.
J'ai eu récemment l'exemple d'un salarié
pris sur le fait en train de crever les pneus de son
chef : là, la faute lourde était
évidente !»
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